jeudi 19 mars 2009

mercredi 11 mars 2009

lecture sentimentale : Jean-Charles Massera, Jean de La Ciotat, la légende, éd. Verticales








ou Jean-Charles Massera face à son double "sportif aux performances peu flatteuses" Jean de la Ciotat…

ou l'apprentissage du premier degré…

ou la construction d'"un corps d'expérience"…


"En fait, je n'ai jamais trouvé la grande idée qui correspondait à la grande excitation que j'éprouvais enfant à la proximité des derniers kilomètres et finalement c'est heureux. C'est d'ailleurs quelque chose que l'on pourrait dire de la vie tout entière, qui offre beaucoup d'excitation et peu de sens."


Thomas Hirschhorn

A propos du MUSEE PRECAIRE ALBINET, 
à propos d'un travail dans l'espace public et à propos du rôle de l'artiste dans la vie publique 
(texte de Thomas Hirschhorn publié dans le journal des Laboratoires, n°2, juin 2004)







"Le Musée Précaire Albinet [Quartier Landy, Aubervilliers, juin - décembre 2004] n'est pas basé sur le respect, il est basé sur l'amour. Car affirmer quelque chose ne veut pas dire respecter quelque chose, affirmer quelque chose veut aimer quelque chose."

"Je suis un guerrier."





mon livre à moi
car il me rappelle Venise,
et toi,

Derek Jarman - Dernier jardin





pure merveille…








"En 1986, un après-midi de printemps où nous traversions le Kent en voiture à la recherche d'un pré de jacinthes des bois à filmer en super-8 pour le film qui deviendrait finalement Le Jardin, Derek proposa que nous mangions au Pilot Inn de Dungeness, un établissement censé servir "le meilleur fish & chips de toute l'Angleterre".
Charmés par le paysage, nous avons décidé de visité le vieux phare. A un moment donné Derek nous a dit : "Je connais un joli cottage de pêcheur là-bas. S'il est en vente, je l'achète !" Nous nous sommes approchés de la bâtisse laquée noir aux fenêtres jaune canari, et nous avons vu la pancarte For Sale verte et blanche : Derek ne pouvait plus se rétracter.
Le jardin a démarrer de façon accidentelle : un pieu lissé par les flots, surmonté d'un os ramassé sur la plage, servit d'abord de tuteur à une aubépine transplantée là ; un long silex trouvé à marée basse a ensuite protégé un jeune chou marin des pieds étourdis…"

Keith Collins 

jeudi 26 février 2009

Yannick Haenel, Evoluer parmi les avalanches



"Les phrases de ce livre s'élancent derrière ma tête, elles frôlent mes oreilles, tournent sur elles-mêmes et forment des sons qui viennent glisser sous nos yeux. C'est ainsi que s'écrivent mes désirs. C'est ainsi que m'apparaît la solitude. Je ne connais pas de plus belle aventure que celle d'être soudain seul – et de se détacher.
Le 12 septembre 2001, au-dessus de la Seine, je me suis senti violemment libre. Je publiais ce jour-là un livre qui, selon mes amis, tombait mal, car la veille, tout le monde le sait, la destruction des tours jumelles à New York avait fait des milliers de morts, et franchement, disaient-ils, un livre où tout s'effondre, un livre, où, dans la joie, tout explose, au lendemain d'un tel désastre, avait de quoi faire grincer les dents.
J'étais dans le métro, et au moment de traverser la Seine il y eu un brusque coup de frein; on a tous perdu l'équilibre et la rame s'est arrêtée au milieu du pont de Bir-Hakeim. Je lisais les Pensées de Pascal – une phrase, spécialement: 'Qu'y a-t-il dans le vide qui puisse nous faire peur ?' "